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 It's funny, right ? [[Lulla & Libre...

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Hunter

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MessageSujet: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Sam 5 Mai - 20:28


      19h30 – « Campement » provisoire.


    Comme dans tout camp de survivants, aucun feu n'était allumé. Pour attirer un groupe de rôdeurs ? Non merci. Pas après une journée passée à chercher un nouvel endroit pour s'installer. Puisque cette journée avait été entièrement consacrée à ce 'but ultime'. Séparés en plusieurs groupes, tous avaient plus ou moins participé. Hunter ? Avec Alex bien sûr. Et ce malgré les répliques humiliantes et désagréables qu'avait pu lui faire Lulla, car la meilleure manière de l'énerver était de l'ignorer, ça, il l'avait bien compris. Mais revenons à l'instant présent voulez-vous ? Le silence régnait sur le camp, si on oublie les deux junkies. Hunter s'était vaguement éloigné, laissant le pauvre Alex en proie avec ces deux dingues. Disons qu'il avait besoin d'air frais. Quoi qu'il en soit, le coin qu'ils avaient choisi pour les quelques jours à venir n'était pas trop mauvais. Une sorte de jardin abandonné, plutôt bien barricadé et dissimulé. Assis contre un tronc d'arbre, il avait fermé les yeux et gardait la tête reposée contre le bois rugueux.

    Entre ses doigts, une cigarette déjà bien entamée. La fumée s'élevait dans l'air comme un joli petit nuage de poussière qu'aurait soulevé le corps d'un zombie, s'écroulant sous les coups. La comparaison ne vous plait pas ? Dommage, mais pour l'heure, Hunter n'avait rien d'autre en tête. Que du sang et de la poussière. Pas très gai, je vous l'accorde, mais plaisant au point de le faire sourire de plaisir. Il se permit même un petit rire, un peu sadique. Que les autres l'entendent lui importait peu, ils pouvaient aller se faire mettre, tous autant qu'il soit. T'es con ou quoi? Hunter balança sa clope et se releva avant de l'écraser avec son talon. Il finit par rejoindre les autres en silence. En silence ? Pas tout à fait. Il était passé au milieu du groupe et avait vaguement ralenti devant Alex. Sa démarche ressemblait bien à celle d'un mec bourré, le rythme en plus. « Alex, bouge ton cul, on a du taff. » « Vous allez faire des choses en cachette ? »

    Cette voix, ce genre de phrase.. Il s'était arrêté net. Principalement quand les rires des deux junkies s'étaient élevés. Rires gras, faisant partie de ceux qui lui rappelaient beaucoup de choses. Sale petit bâtard ! Mais frappe-le, frappe plus fort ! Il avait d'ailleurs violemment serré le poing, jusqu'à savoir ses jointures devenues blanches. Il avait jeté à un rapide regard à Alex, qui avait baissé le nez, devenu rouge pivoine. Mais quel couillon celui là aussi ! Il s'était alors retourné, un sourire en coin sur le visage. Un visage complètement fermé. Et son regard s'était immédiatement posé sur Lulla. La tête légèrement penchée sur le côté, tic le faisant ressembler à un malade mental, il avait ri à son tour. « Mais puisque cette 'chère' Lulla se propose pour m'accompagner, ce n'est pas de refus. » Exagération sur la prononciation du 'chère', yeux légèrement écarquillés, sourcil haussé dans une mimique d'encouragement, attitude moqueuse, il faut dire que Hunter ne s'était pas fait prier pour se faire accompagner de la rouquine. Pour rire un peu, car malgré tout, son attitude très énervante l'amusait un peu. Masochiste ? Lui ? Vous croyez ça vous ? Oh, si vous saviez ! Mais également parce que la tête que tirait Ephraïm valait vraiment le détour !

    Il s'était donc approché d'elle et avait posé sa main sur son épaule. Une légère pression et un regard noir l'invitant à se lever et à marcher devant lui. Quand elle fut debout, ils se mirent en marche, Hunter prenant soin de prendre au passage un flingue, juste au cas où. Sourde oreille aux insultes. Sourde oreille à la folie des hommes.

      20h14 - « Night District »


    En silence, le jeune homme marchait légèrement en retrait de la demoiselle rousse. Il avait rabattu la capuche de son sweet sur le sommet de son crâne, un désagréable crachin s'abattant sur Memphis. De son médiocre abri dépassait une impressionnante quantité de cheveux, retombant sur son front, car humides, comme le reste du lieu d'ailleurs. Il faisait noir et seuls les derniers lampadaires en état de marche éclairaient de temps à autre les ruelles dans lesquels ils progressaient. Depuis leur départ du camp, Hunter n'avait rien dit. Pas un mot, pas un sourire non plus d'ailleurs. Un glaçon. Un vrai bloc de roche. Il marchait d'un pas rapide, jetant de furtifs regards autour de lui, les sens aux aguets. Le moindre son, la moindre fréquence, tout était important. Tout risquait à tout moment de leur sauter dessus. De les bouffer. Ou pas ? Qui sait.


« Ici, Lulla. »

    Sa voix rauque, autoritaire finit néanmoins par briser le silence qu'il s'était imposé. Il venait de s'arrêter devant une porte entre-ouverte. De la lumière provenait de l'intérieur de la pièce, autant de lumière que de bruit d'ailleurs. Quelqu'un semblait faire un déménagement, tout retourner, tout fouiller, chercher. Enfin bref, quelqu'un de vivant semblait bel et bien là dedans. Alors, Hunter s'écarta de la porte et, comme s'effaçant devant une princesse -geste purement parodique et péjoratif vis-à-vis de la demoiselle-, fit signe à Lulla de passer. Un regard vide lui indiquant de se faire plaisir en quelque sorte. Regard vide ? Par exactement. Ses yeux brillaient dans la pénombre comme deux billes aux reflets verts. Des yeux de malade mental, pressé de voir quelqu'un passer à l'acte de violence.

    Par pur plaisir.


      -C'est qui lui ? -Mon fils. -Il a quel âge ? -Quatre ans. -Il n'a pas l'air très dégourdi... -Ne m'en parle pas. Je reste persuadé qu'il est comme sa salope de mère, complètement con. -Peut être. Il en a l'air en tout cas. [...] -Viens là Matthew, papa a un cadeau pour toi... [...] -Monsieur, arrêtez ! Vous allez tuer cet enfant ! -Ta gueule, je fais c'que je veux avec mon gosse ! -Mais.. -Hein tu m'aimes Matthew ? Dis que tu m'aimes ! Dis le !
      Oh, oui, je t'aime.
      Je t'aime d'autant plus que je suis persuadé que tu es mort.


OUI, c'est nul.

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

    « Vous savez, on n'a pas besoin de courage pour se tuer.
    Le véritable courage, c'est de continuer à vivre...
    L’apocalypse amplifient de façon
    spectaculaire les émotions négatives :
    l'anxiété, la peur, l'envie, la haine et la colère.
    Il arrive même que certaines personnes
    se suicident ou tuent d'autres innocents.
    Ces mêmes personnes ne supportent plus
    la réalité de leur vieet sont fascinées par l'idée de la mort.
    Invité, ce long voyage, nous l'entamons.
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Dernière édition par Hunter le Sam 5 Mai - 21:42, édité 3 fois
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Lulla Grimm

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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Sam 5 Mai - 21:26


Je le détestais. Lui et sa manie débile de toujours tous nous rabaisser. Même si j'en avais un peu rien à cirer des autres. Parlons de moi, pour changer. J'étais pas sa bonne. Encore moins à son service. Alors me laisser faire comme ça, je l'avais mal. Mais faire des effluves de violence au sein même du groupe aurait été stupide. Après tout, le seul être dangereux, c'était Hunter, Alex et Valentine ne faisaient pas le poids. Un moyen de m'assurer de la sécurité d'Eph' ? Ce connard pouvait bien aller se faire foutre. Bon. D'accord. C'était peut-être ça. Mais aussi le fait que je rêvais de coller une raclée à ce petit con d'Hunter, et dieu savait que j'y étais bien déterminée.


Alors, lorsqu'il m'avait attrapée, les insultes avaient volées. Insultes qu'auparavant je dissimulais, les lâchant seulement dans son dos, mais à présent je ne voyais pas l'intérêt de m'en cacher, il ne me tuerait pas. Je ne savais même pas pourquoi. Il avait sans doute peur d'Ephraïm. Ou alors il savait qu'il ne pourrait pas tuer les deux à la fois sans prendre de risques. Il était peut-être pas si débile que ça, au fond. Bref. Je m'étais retrouvée à devoir faire l'éclaireur pour ce connard, et non, ça ne plaisait pas. Encore moins que le ton qu'il employait avec moi. Et si j'avais pu, je lui aurait collé une balle entre les deux yeux. D'ailleurs, qu'est-ce qui m'en empêchait ? Rien.


Ça t'arrive d'avoir peur Lulla ? Non. Plus maintenant. Je suis devenue réellement mauvaise, et je crois que j'ai plus grand chose à perdre. Peur pour moi, jamais. Peur pour les autres, rarement. Totalement déraisonnable, j'enchaine les conneries. Le pire dans l'histoire, c'est qu'en plus, j'aime ça. Faire criser Hunter est devenu un simple passe-temps, et j'avoue qu'on passe pas vraiment du temps ''ensemble''. Parfois ça me manque. Pas dans le sens où lui me manque, ah ça non. Par contre, j'aimerais bien savoir ce qu'il est, derrière cette putain de carapace de psychopathe. Et je le saurais. Coûte que coûte.


A ma ceinture, un couteau à lame crantée, un flingue et un chargeur plein. Économiser les balles, ça a jamais été mon truc, mais j'ai dû m'y faire. A force. Et si je l'avais bien fait, j'aurais pu aussi défoncer la gueule de ce petit con d'Orion. Mais ça, c'est une autre histoire. Alors je m'arrêtais lorsque j'entendis sa voix. Si je n'avais pas vu la lumière, je l'aurais fortement encouragé à cesser immédiatement de me parler comme si j'étais sa chienne. A la place de ça, j'avais suivis du regard l'objet de son attention. De la lumière, du bruit, symboles d'une présence réellement humaine. Et pas forcément la meilleure chose. Les vivants étaient plus imprévisibles. En fait, en y repensant, Hunter était le seul qui semblait presque s'éclater à me voir tuer des vivants. Moi je ne faisais juste pas le tri. Eph' n'aimait pas ça. Pour les autres je m'en foutais complétement. Laissant la lame glisser entre mes doigts fins j'inspirais avant de lui lancer un regard noir et de passer devant lui.


« Regarde bien. »

Une menace peut-être bien. Et à l'intérieur... Un humanoïde. Quarante ans maxi. Je lui en aurais donné trente-quatre, comme ça au pif. En fait, le chiffre me plaisait bien. Il était en train de fouiller dans un placard, se doutant sûrement pas qu'une ombre avançait en silence dans son dos, hein. D'ailleurs je faisais dos à l'autre taré, mais aucun doute qu'il apprécierait le spectacle, Monsieur le mégalo. Une fois parfaitement derrière l'inconnu, la proie, je vérifiais que j'avais mon arme bien en main. Histoire de pas me retrouver devant un militaire qui m'aurait défoncée en deux deux. Tarée, ouais, pas suicidaire.


« Bouh ! »

Enfantine. Dangereusement enfantine. Le gars c'était retourné. J'avais lu la peur dans ses yeux. Il n'avait pas eu le temps de supplier, de parler que j'avais planté mon couteau dans son cou, rapidement, profondément, de toute la longueur de la lame. Il n'était pas mort. Mais fortement paralysé. Et puis, habituée à cela, et gardant l'arme enfoncée dans sa chair, je dérivais jusqu'à l'artère. Doucement, laissant le métal déchiqueter ce qu'il était. Rage, colère et violence. Sa dernière vision ? Mes cheveux peut-être. Aha. Vengeance contre tous ceux qui s'étaient servis de moi, vengeance contre ce monde qui nous avait asservi, vengeance contre moi même d'avoir été aussi sage. Pour retirer la lame, j'avais été obligée de pousser son corps avec l'aide de mon pied, avec un bruit des plus dégueu. Et du sang de partout. Super. Essuyant les gouttelettes sur mon visage, je lâchais un grognement de rage en plus de quelques insultes. Pour changer. J'en aurais oublié la présence de Mini-Hitler dans mon délire meurtrier.


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« J'ai l'impression de brûler. De l'intérieur. C'est dans ma tête, c'est ça ? »
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Sam 5 Mai - 22:15


    Hunter était entré dans la pièce à la suite de la demoiselle. Il marchait dans son ombre. Ce n'était pas dans ses habitudes de devenir ombre de quelqu'un, néanmoins, il faisait exception pour cette fois. Pour le plaisir de voir souffrir. Quoi que, accepter d'être derrière Lulla était une chose assez frustrante. Maso ! Alors, il l'avait regardé. De son regard presque bienveillant pour le coup. Car dans l'acte, dans ce passage, ce n'est pas la rouquine qu'il ne supportait pas qu'il voyait, mais une femme meurtrière, ce qui était parfaitement plaisant. On ne saurait trop dire pourquoi tuer des Hommes était presque jouissif, pour lui comme la jeune femme qui semblait presque y prendre plaisir. Plaisir. Plaisir. Quel beau mot, à la fois sec et doux. Il la regarda l'achever avant de passer à côté d'elle, la bousculant presque au passage, au risque de se prendre un coup de couteau dans le dos. Jusqu'à présent, elle ne l'avait pas fait. Pourquoi ? Mystère. Il n'avait pas peur d'elle, elle était juste différente.

    Il enjamba rapidement le cadavre ensanglanté pour accéder au dit placard. Dedans se trouvaient quelques provisions, toujours bonnes à prendre. Mais avant ça, avant tout ça, Hunter se tourna vers le corps et se baissa vers lui. Les yeux vides de l'homme ne deviendraient pas animés d'une envie de bouffer d'autres survivants. Un zombie ne pouvait être sans tête, n'est-ce pas ? Alors, juste au cas où, Hunter porte la main au cou déjà bien entamé de l'homme et dans un claquement sec, lui arracha la tête. Cette dernière roula à quelques centimètres de là, le regard vide semblant les fixer d'un air mauvais. Par la suite, il s'essuya la main sur les vêtements du cadavre, ceux-ci étant trop usés pour mériter d'être emmenés, et lui fit les poches. Il sortit de l'une une photo pliée en quatre, qu'il ne prit même pas la peine de déplier et un pendentif. Il le leva à hauteur de ses yeux et le fixa avec un drôle d'air dessiné sur le visage. Après quelques secondes, il le mit dans sa poche. Pourquoi ? Parce que. Une fois redressé, il poussa du bout du pied le corps pour l'éloigner et ouvrit en grand les portes du meuble qui leur promettait tant de vivres. Il se recula d'un pas et tourna le visage vers Lulla.


« Regarde ce qu'on peut prendre. »

    Ordre strict. Mais que voulez-vous, Hunter était ainsi. Un peu suicidaire sur les bords, d'oser parler ainsi à une... Meurtrière. Lui parler, oui, froidement. Froidement comme il parlait à tout le monde. Même Alex recevait régulièrement ce 'traitement'. Bref. Après avoir donc donné ses consignes à Lulla, il s'était éloigné vers le reste de la pièce. Une vitrine poussiéreuse venait attirer son attention. Coincée dans un coin sombre de la pièce, il s'était approché doucement et avait appuyé ses mains sur la vitre, pour voir à l'intérieur sans être dérangé par de mauvais reflets. Dedans, se trouvait le corps complètement décomposé de ce qui avait dû être un enfant. Une chose est sûre, il n'y avait aucune vie dans ce petit corps qui faisait pitié. Hunter tenta d'ouvrir la vitrine, mais la poignée était solidement fermée. Pourquoi vouloir déranger cette 'tombe' ? L'enfant tenait entre ses mains une magnifique mitraillette, presque neuve. Il y voyait donc là une utilité incroyable. Mais la petite porte refusant de s'ouvrir, il avait employé les grands moyens. Là, vous vous dites, pourquoi à mains nues ? Je vous réponds simplement : parce que, c'est Hunter. Plaisir de souffrir.


« 'Tain. »

    Petite injure pour marquer sa 'victoire'. Il avait simplement rentré son poing dans la manche de son sweet et avait frappé, de toutes ses forces sur la vitre qui s'était brisée en petits morceaux. Lentement, il avait passé son bras à l'intérieur, évitant au maximum de se couper et en avait ressortit l'arme, l'arrachant aux mains de son ancien propriétaire. Il se releva donc, puisqu'il avait été contraint de se mettre à genoux pour effectuer ces quelques opérations, et ferma un oeil pour observer la régularité de l'arme, alors qu'il la tenait en joue en direction du mur.


« Parfait. »

    Murmure de satisfaction, il finit par se tourner vers Lulla pour voir où elle en était. Alors, seulement, le bruit de son sang perlant sur le sol le fit baisser le regard vers la manche de son sweet gris, devenu rouge tâché par le liquide chaud et pourpre. Ce que fit Hunter à la vue du sang ? Rien. Si ce n'est, remonter vaguement sa manche pour observer son bras, le visage totalement impassible, d'un regard presque heureux, un petit sourire malsain sur les lèvres.

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    « Vous savez, on n'a pas besoin de courage pour se tuer.
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Dim 6 Mai - 10:25


La façon qu'il avait eu de s'acharner comme ça contre cette pauvre porte me fit hausser un sourcil. Quand je pense que si j'avais été avec n'importe qui d'autre, je l'aurais plombé sans réfléchir, à me parler comme ça. Mais si je prenais sur moi, c'est qu'il y avait une bonne raison. Une raison évidente. Enfin, dans ma tête. Donc, le buffet, à l'intérieur, trois boites de conserves, l'équivalent d'au mois quinze chargeurs de 9 mm, mais surtout c'était une vraie pharmacie. En ouvrant grand les yeux, j'avais dû réfléchir deux minutes avant de songer que le pauvre connard que j'avais planté devait être infecté... Mais... Le pire c'était pas ça. D'expérience, je savais que même sans tête, ces choses se réveillaient. Ou du moins, c'était la tête qui se réveillait. J'avais encore un peu de temps devant moi, sûrement. Je récupérais donc tout le contenu, en silence, ou presque. Alors que la poussière voletait de partout. J'aurais juré que c'était un couple de vieux qui vivait là. Mais après tout, on s'en branlait. En entendant les bruits de verre et l'interjection de l'autre taré, je me retournais. Plus calme tu meurs. Ce gars venait d'une autre dimension.


Je me demandais ce qu'il foutait encore. Hunter et ses idées de dégénéré mental. Tsss. Mais voilà, j'attendais, au final, si j'avais fumé, je me serais même allumé une clope en mode bad girl. Sauf que non. Et franchement, quand il avait sortit la mitraillette, j'en avais eu un frisson. Je dis pas que c'était désagréable... Juste flippant. Il avait l'air juste passionné par la violence. Surtout quand c'était les autres qui en faisant preuve. Connard va. Mais sur le coup, je m'étais retenue de rire. Il avait l'arme, mais... Moi j'avais le chargeur.


« Pas la peine de faire c'te gueule, elle est pas chargée. »

Je m'étais finalement faite aux armes, au point que si je tombais sur un bazooka, je l'aurais adopté comme mon fils. Et puis, en levant les yeux au ciel, je sortais un chargeur que j'agitais devant lui avec un grand sourire sadique. Et après, tout se passa assez vite. Trop vite. Bien trop croyez moi. J'ai aperçu le sang sur ses vêtements et il y eu un grognement. Genre grognement à t'en glacer le sang, pire que dans les films d'horreur. Sauf que non, on faisait dans le gore. Cool. Tout ça pour dire qu'en me retournant, j'avais vu les yeux vides de la tête. Logique. Bah putain, foutue infection à la con, c'était de plus en plus rapide. Je regardais la tête grogner ridiculement, si on aurait pu mourir d'ennui, j'aurais été foudroyée sur place. Et puis, ignorant royalement l'autre barge, je me suis penchée vers cette tête donc une épaisse rivière de sang coulait. Il comptait se boire lui même ? J'aurais pu l'enfermer dans le buffet, ça aurait été marrant, malgré tout, être drôle, c'était pas trop mon truc. Jamais vraiment consciemment, en tout cas. Alors je m'étais baissée vers la chose, et j'avais sourit en plantant la larme dans son front. Je sentais les os de son crane se briser, et plus je faisais ça doucement, et plus c'était amusant. Au bout de deux minutes rythmées uniquement par les grognements de douleur du monstre, qui avaient finis par s'arrêter, je m'étais relevée, essuyant mon poignard sur le tissus qui recouvrait ma cuisse. Et puis j'avais fini par me retourner vers Hunter avec un regard presque vide, automatique. Mais bien là pourtant. Toujours aussi dangereuse.


« T'as jamais cheaté à Call of ou quoi ? »

Silence. Bon, d'accord, j'étais pas une pro de ce genre de jeux non plus. Même si à présent, je pense qu'on l'était tous devenu, mais grandeur nature. Et puis finalement, en revoyant le sang perler et couler le long de sa manche, je m'étais rappelée d'un truc dans mon sac. Et sortant une bouteille d'un truc qui devait être du désinfectant ainsi qu'un bandage, je le fixais avec un air étrange. Toujours. Entre méfiance et fascination sûrement.


« Tiens, désinfecte. L'avantage, c'est que tu peux pas choper la rage, tu l'as déjà. »

J'avais posé – avec force, juste pour faire chier et faire du bruit – les deux trucs sur le buffet, et puis j'étais sortie. Quel intérêt à le voir en posture de faiblesse ? Y a rien de mieux pour briser le mythe. Et puis j'avais pas d'appareil photo. Sinon je serais restée. Oh oui. Malgré tout, je ne lui accordais même pas un regard en sortant, chargeurs dans mon sac. J'étais pas suicidaire, je rappelle. Et une fois dehors... J'avais sortit la petite pochette que je gardais toujours dans mon sac, pleines de comprimés colorés. On aurait dit des bonbons. Et pour moi, c'était un peu ce que c'était devenu. Je les comptais, en silence, comme j'avais l'habitude de le faire. Je savais ce que produisait le manque, et j'avais pas vraiment ça. Bon, faut pas dire que je planais tout le temps, hein. Là, c'était pas le cas. Je me retenais juste d'ingurgiter ma dose. Et puis il y eu un bruit. Et un autre. Puis le silence. Là, j'aimais pas du tout ça. Rangeant le truc en vitesse, j'attrapais mon flingue.


« Bouge toi Hitler, je crois qu'on a de la visite là. Putain. »


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X


« J'ai l'impression de brûler. De l'intérieur. C'est dans ma tête, c'est ça ? »
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Dim 6 Mai - 12:59


    Son sourire sadique, son air moqueur, ses cheveux roux. Oui, il la détestait, pour ce qu'elle était et pour ce qu'elle ne serait plus, le jour où il s'acharnerait sur son pauvre petit corps de femme. Néanmoins, il restait affreusement neutre. Impassible aussi, calme olympique pour folie hors compétition. Il fit jouer ses doigts le long du canon de l'arme, remontée à hauteur de... Son torse, oui. Ses yeux effectuaient un curieux va-et-vient entre sa main et la demoiselle. Il la regardait, méprisant. Méprisant, oui, mais souriant, sourire déguisé en un rictus de dégénéré. Sourire à la vue du visage de la jeune femme, sourire à la vue du chargeur. Que lui importait qu'elle ait le chargeur ? Il y en avait d'autres, au camp. Il n'avait d'ailleurs pas l'intention d'utiliser l'arme immédiatement. Il était juste fier de sa trouvaille, qui viendrait glorifier son parcours déjà brillant de survivant. Ainsi, il avait haussé un sourcil et avait royalement ignoré la remarque de la jeune femme. Il la connaissait après tout, de mieux en mieux chaque jour qu'il passait plus ou moins à ses côtés et savait parfaitement que l'ignorer était le moyen le plus délicieux de la faire sortir de ses gonds.

    Cependant, un râle finit par se faire entendre. Son regard s'arrêta un instant sur la pitoyable tête, qui aurait presque pu lui faire mal au coeur, s'il en avait eu un. Il regarda la jeune femme s'en approcher, mais finit par détourner les yeux autre part, histoire de s'occuper de ses petites affaires. Il s'accroupit vers le sol et posa son sac à dos face à lui. Il l'ouvrit rapidement avant d'y glisser l'arme à feu, calée entre un sweet de rechange et une autre arme. Le bruit des os craquant lui fit relever les yeux vers la jeune femme. Il la trouvait sadique. Affreusement sadique. Parfaitement folle et immorale. Il y avait là quelque chose de repoussant tout autant qu'attirant. Une sorte de sentiment d'égalité naissante. Quelque chose de dingue quoi, un peu comme eux. Eux tous. Le monde entier peut être, aussi. Puis quelque part, ça ne l'étonnait qu'à moitié. A force de haïr le monde, ne fallait-il pas que ce qui battait dans sa poitrine finisse par se fissurer ? Mais quelle preuve avez-vous donc à oser imaginer ce qui commence à peine à exister ? Aucune. Secouant la tête négativement, Hunter se releva. Et quand la demoiselle se tourna face à lui, il s'était même déplacé à sa hauteur, silencieux homme, véritable ombre de la nuit.


« Ce n'est pas très réglo. »

    Il ne souriait pas. Il répondait simplement. Sa passion des jeux, ses amitiés virtuelles... Il les avait presque oubliés tient. Il ne pourrait plus jamais jouer de toute façon, seulement à d'autres jeux, plus dangereux, plus excitants. Quant aux amitiés virtuelles, qui sait combien de joueurs étaient encore vivants. Très peu sûrement. Et la situation n'avait rien de tragique. Marche ou crève. C'était aussi simple que ça. Marche ou fais toi piétiner. Ainsi, il la toisa de ce regard froid qui le caractérisait si bien. D'où est ce qu'elle sortait tout ça ? Non, à la réflexion faite, il ne valait peut-être mieux pas savoir. Il l'avait regardé poser les objets sur le buffet et sortir, sans lui adresser un regard. La remercier ? La remercier de quoi au juste. De s'amuser à le ridiculiser ? De rire de lui ? De le critiquer dans son dos ? De faire sa faux-cul avec son mec ? Non, non, il ne la remercierait pas, jamais, d'autant plus qu'il ne pouvait se le permettre. Il voulait la tuer, point barre. Il détestait, c'est tout. Il n'y avait rien d'autre à dire. Si la folie n'avait pas été présente, la douleur n'en aurait été que plus grande encore. Il la regarda donc sortir sans un mot et quand elle fut dehors, frappa son poing déjà ensanglanté de toutes ses forces sur le buffet, les dents serrées. Haine et rage. Quel combat déloyal.

    Il resta un instant ainsi, le poing fermement resserré, les yeux mis-clos, le regard dans le vague. Une voix le fit cependant sortir de ses pensées. Celle de Lulla, provenant du dehors. De la visite. Ha. Haha. Dans un geste rapide, il attrapa la bande et le désinfectant qu'il jeta négligemment dans son sac. Plus tard. Portant la main à sa ceinture, il attrapa son flingue et sortit du bâtiment. Un grand sourire illuminait son visage. Un sourire mauvais. Il se mit immédiatement devant Lulla et tira dans la ruelle. Bien vu. Puisque le corps d'un zombie s'écroula. Alors, un second arrivant derrière, s'approcha clopin-clopant d'eux. Zombie à qui Hunter ne laissa pas beaucoup de chance non plus. Le troisième, comme le quatrième n'eus pas le temps de croiser son regard d'ailleurs. Ce qui était surprenant, outre sa rapidité de tire -habitude des jeux-, c'était son adresse à tirer malgré son bras à la peau coupée et déchirée. Ses tirs étaient précis, sa main ne tremblait pas et restait droite, immobile, figée en l'air, dans l'attente. Qu'attendait-il, aussi silencieusement ? Que les échos des coups finissent par se dissiper. Que le silence revienne, simplement. Quand il retomba, lourd et pesant, Hunter tourna le visage vers Lulla, la main toujours en l'air, à côté de sa tête, orientant l'arme vers le ciel, son bras finalement replié le long de son corps. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Survis ou crève. Il ne lui avait même pas laissé le temps de tirer. Elle avait eu son moment de gloire, s'était son tour.


« Alors, Lulla, on ne sait plus comment on utilise un flingue ? C'est clair, t'as un sérieux problème. »


    Tirant la langue d'un air moqueur, il plaqua deux doigts de son autre main contre sa tempe, mimant une arme braquée sur lui. Puis, il reprit une attitude sérieuse, aussi rapidement que celle de dérangée psychotique (?) était apparu sur son visage. Familiarité déconcertante et imprévisible. La manière dont il regardait Lulla laissait supposer qu'il savait qu'elle ne lui couperait pas la langue, par exemple ; Pas vraiment une confiance aveugle, simplement, il ne remettait pas en doute ce dont il était intiment persuadé. Mais il finit par lui sourire, presque avec complicité. Presque hein, faut pas rêver non plus, pas avec ce malade mental. Il contourna finalement Lulla et lui prit la nuque entre deux doigts avant de la pousser légèrement en avant.


« Allez pétasse rousse, on n'a pas que ça à foutre. »

    Il se permit de rire, méchamment tandis qu'il la forçait, plus ou moins à se remettre en route. Mais cette fois, il marchait à côté d'elle, la capuche toujours fixée sur la tête alors que la pluie s'intensifiait.

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

    « Vous savez, on n'a pas besoin de courage pour se tuer.
    Le véritable courage, c'est de continuer à vivre...
    L’apocalypse amplifient de façon
    spectaculaire les émotions négatives :
    l'anxiété, la peur, l'envie, la haine et la colère.
    Il arrive même que certaines personnes
    se suicident ou tuent d'autres innocents.
    Ces mêmes personnes ne supportent plus
    la réalité de leur vieet sont fascinées par l'idée de la mort.
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Dim 6 Mai - 15:10


Les insultes, ça me faisait plus rien. Surtout parce que à l'habitude, c'était Eph' qui me les disait, et j'avais finis par les entendre comme des compliments dans sa bouche. Mais venant de l'autre taré, je les tolérais pas. Même si le pire, c'était quand même quand il s'autorisa à me prendre par le cou. Il allait morfler. Et le pire, c'était sûrement qu'il le savait. Complément maso ce gars. Si j'avais été défoncée, ça m'aurait fait rire. Un rire moqueur. Mais là, j'étais clean. Et non, ça ne me faisait pas rire. Pas du tout même.


Je pilais, net. Ce qui l'obligea avant tout à me lâcher, et à s'arrêter aussi. Et avant qu'il n'ait le temps de râler, j'attrapais son avant bras entre mes doigts pour serrer sa blessure, y enfonçant sans pitié mes doigts. Son contact était électrique, vraiment, à un point que j'en fut tentée de retirer ma main. Mais non. Sans crainte non plus. Pas de protection, ça se sentait, il ne m'avait pas écoutée, il aurait dû. Mais ça aurait été bien trop risqué de faire seulement ça. Depuis notre rencontre il était en position de force face à moi, du fait qu'il m'avait mise en joue, une fois. Alors je comptais bien rétablir l'équilibre, en à peine un éclair, je posais la lame encore chaude du sang de l'autre con d'inconnu contre son cou. Vide. Vide d'émotions. Vide de pitié. Je n'en avais plus. J'en avais eu. Mais en me brisant le cœur, on m'avait retiré les émotions que je pouvais ressentir face à d'autres êtres humains. Et dans un petit soupir, mêlé à un espèce de sifflement, je lui lâchais froidement :


« Donne moi une seule bonne raison de t'épargner. Une seule. Un connard comme toi ne mérite pas de vivre. T'es rien. Tu vaux rien. Alors va te faire foutre. »

Je l'observai dans les yeux, l'obligeant à affronter mon regard. Silence. Ma voix retombait dans ce silence, en écho désagréable. Je n'avais même pas été moqueuse ou quoi que ce soit de ce type, juste froide. Distante. Détachée. Inhumaine. Je relâchai la pression et me détachai de lui avec un regard noir. Noir au point d'en faire pleurer un enfant. Plus de pitié Lulla. J'aurais dû le tuer. Je le savais. Ça aurait été mieux pour tout le monde. Mais si je partais de ce principe de tuer les êtres dangereux, j'aurais dû m'assassiner moi-même, et l'idée ne me plaisait pas franchement.


« Faut reconnaître que t'as du style parfois, Hunter. »

Je ne le vantais pas, je replaçais la vérité là où elle devait être. Et puis je le contournais et passais dans la direction opposée, la direction des boites. Là où j'avais retrouvé Eph' la première fois, là où il avait tué son premier zombie. Son meilleur ami. Un ami à moi aussi, au fond. J'aurais pu soupirer, me laisser prendre par la mélancolie, mais une idée me revint soudainement comme un éclair de génie. J'étais dos à lui. Il aurait pu me tuer. Au moins une centaine de fois.


« Y avait une boutique là bas. Du style magasin de survie. Tous ces tarés du rock étaient persuadés que le gouvernement allait déclencher la troisième guerre mondiale, alors ils faisaient du stock. C'est sur Madison Avenue. »

Sans attendre aucune réponse, je partais en quête de mon plan. Je savais ce que j'avançais. Et je savais aussi que jamais entendu parler d'un dealer pas très loin. Seulement, avec l'autre dangereux sur mes talons, ce serait impossible de faire mes courses en paix. Je l'imaginais mal me foutre la paix cinq minutes, ça m'aurait fait bien trop plaisir. En plus, après ce que je lui avais dis, il allait encore plus s'acharner sur moi. Mais c'était une façon de faire en sorte que les autres soient un peu plus en sécurité. Même si l'un n'empêchait pas l'autre, il s'en prenait à moi, mais il s'en prenait aussi aux autres. Même si contrairement aux autres, je ne craignais pas de le remettre à sa place.


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X


« J'ai l'impression de brûler. De l'intérieur. C'est dans ma tête, c'est ça ? »
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Dim 6 Mai - 18:06


    La douleur, c'est quelque chose de délicieux. Mais pour l'apprécier, il faut avoir la motivation nécessaire. Et 'Matthew' l'avait. Sa vie entière, on lui avait répété qu'il n'était qu'une sous-merde, qu'il méritait ce qui lui arrivait. A dire cela à un enfant, il finit par s'en convaincre. C'était un peu ça, sa mentalité. Je ne mérite pas de bien vivre ou d'être heureux, alors, je m'inflige seul une perpétuelle douleur. Les jeux, tout ça, c'était une échappatoire. En chaque zombie désormais, il voyait son père, sa mère ou lui parfois, car il se haïssait. Si personne n'a jamais voulu de moi, c'est que je ne mérite pas de vivre n'est-ce pas ? C'est si simple quand on y pense. Mais Hunter n'avait jamais eu droit à la thérapie autorisée aux autres Hommes. Il n'avait pas eu accès à une oreille attentive si ce n'est... Quelqu'un qui n'était plus. Et quand ses parents adoptifs l'avaient poussé à voir un psy, c'était déjà trop tard. Il s'était renfermé, renfrogné. Définitivement ? Qui sait. Manipulateur au possible, il passait son temps à mentir aux autres, autant qu'il se mentait à lui-même. Je te déteste. Tu ne vois pas à quel point je te hais ? Alors, arrête de me suivre ! Casse-toi ! Casse-toi ou crève ! Je ne veux pas te tuer. Je ne veux plus vous détruire. Cassez vous bordel, tous, autant que vous êtes. Mais les gens restaient. Il ne comprenait pas pourquoi, il faisait tout pour les faire fuir. Pauvre petite chose ! Tu fais pitié.

    Alors, il avait décidé de ne plus être le maillon 'faible' de la chaine. C'était si facile à dire. Si dur à respecter. Alors, quand elle lui attrapa le bras, y plantant avec satisfaction ses ongles, il se contenta de serrer les mâchoires. Il sentait la lame chaude contre son cou, ça le faisait presque frissonner. De bonheur ? De plaisir ? Peut-être un peu des deux. Un peu sexuel comme terme, je vous l'accorde mais l'état d'esprit était bien le suivant:Vas-y, domine moi, montre moi de quoi t'es capable. Cette femme était la seule à oser s'élever face à lui. Il lui brûlerait les ailes. Il la détruirait, à petit feu. Mais pour l'heure, il soutenait son regard. Impassible. Il l'écoutait. Et dès le premier mot, dès la première syllabe, il lui répondait, dans un souffle, dans un murmure presque inaudible, pour ne pas dire silencieux. Écho à ses paroles, écho à ses pensées. Simple souffle débité à une vitesse incroyable, pratiquement incompréhensible.


« J'ai pas de raisons. Y en a pas. Aucune. Cherche pas. Un connard dis tu ? Un connard ? Vas-y, fais le. Vas-y. Putain, vas-y. »


    Il s'était tu quelques millièmes de seconde avant elle. Et le silence était retombé. La douleur lui bouffait le bras, Ca brûlait, c'était gênant. Mais il n'en montrait rien, il restait de marbre, répondant à l'attitude de la demoiselle. Il était son reflet dans un miroir pour le coup. Lui rendant le regard noir qu'elle lui lançait. Quand elle s'éloigna, il eut droit à un second souffle. Son bras, il ne sentait que quelques fourmis le parcourant de haut en bas. Mais il ne quittait pas des yeux la jeune femme. Elle profitait et elle avait raison. Il ne pouvait pas lui faire de mal sans prendre le risque de mettre Alex en danger. Puis, peut-être que quelque part il ne voulait simplement pas la blesser. Peut-être pourraient-ils s'entendre, qui sait ? Ou, à défaut de s'apprécier, se tolérer. Bref, il resta immobile face à elle. Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'elle le complimente. Intérieurement, ce fut une explosion nucléaire, une vraie bombe. Moment d'incompréhension totale. Pourquoi ? Pourquoi lui faisait-elle ça ? Espèce de... Pourtant, il ne réagit pas, si ce n'est hausser les épaules d'un air désintéressé. Quand elle le contourna, il resta un instant immobile. A une vitesse surprenante, il tendit la main en direction du dos de la jeune femme, l'arme visant sa colonne vertébrale. Juste pour savoir. Juste pour être sûr qu'il avait les couilles de le faire. Son doigt appuyait légèrement la détente sans pour autant passer à l'acte. Il finit par laisser retomber son bras dans un soupir discret. Il s'en sentait capable. Et pourtant, n'y parvenait pas. Merde.

    Elle le rendait faible. Elle le rendait démesurément faible. Elle était nocive pour lui. Mais il rangea son arme et la rattrapa en quelques pas. Et, à vrai dire, n'écouta rien de ce qu'elle lui confia. L'oreille distraite, il marchait, nez baissé vers le sol, mains dans les poches, sac reposant sur son épaule gauche. Avec ses doigts, il jouait avec le pendentif prit quelques instants avant sur le cadavre de l'autre inconnu.


« Madison Avenue ? Va falloir marcher un peu quoi. »


    Il resta silencieux un instant. Avant de reprendre, brisant le silence d'une voix soudain radoucie. Un petit sourire en coin doucement dessiné sur son visage à la peau pâle.


« Tu dois avoir une putain d'histoire de merde, toi, pour être comme ça... »

    Approche presque amicale. Presque engageante. Presque.

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

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Dernière édition par Hunter le Mar 8 Mai - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Dim 6 Mai - 19:04


Il... Est... Bizarre, Hunter. A vrai dire, c'est tellement difficile de le cerner. Et puis, lorsqu'il m'a dit de le tuer, forcément, ça m'a calmée aussi. Alors lui aussi. Lui aussi il se sentait si mal que ça. Mais bon, je m'étais tue, en continuant à marcher vers Madison Avenue. Une avenue particulièrement longue d'ailleurs, et bien sûr, difficile à reconnaître à présent. Surtout que se balader dans Memphis à la tombée de la nuit, c'était vraiment très risqué. Très très. Et c'est con, mais j'avais confiance en lui. Pas parce qu'on s'entendait à merveille, c'était même une blague de dire un truc pareil, mais plutôt parce que si il avait le choix entre tuer du zombie et me tuer moi, il choisissait le zombie, il l'avait déjà fait, j'en doutais pas. Alors peut-être, une confiance muette, une confiance dont on ne parle pas et dont on peut peut-être même avoir honte. Mais je ne me sentais pas en danger avec Hunter. C'était stupide. Mais c'était vrai, fin de l'histoire.


Alors j'étais restée muette lorsqu'il s'était mis à parler, et à marcher près de moi. J'avais entendu. Le déclic, le frisson de l'arme, le sang qui s'était figé à l'intérieur de mon propre corps, de mon propre cœur absent, et le renoncement. Et peut-être que c'était pour ça que j'avais confiance. Parce qu'il n'était pas capable de me tuer. Tout comme je n'en étais pas non plus capable. Stupides circonstances. Pour tous les vivants dont j'avais arrêté la vie, ça aurait fait de mal à personne que je zigouille celui ci. A qui manquerait-il ? A Alex ? Il était déjà mort, dans sa tête, lui. Peut-être que ce serait à moi qu'il manquerait le plus, justement. Sa façon d'être détestable. Tout comme celle de me détester. Il était le seul qui pourrait comprendre. Et vu ses propos, il étaient en phase de le faire. Putain d'histoire de merde. Ouais ça résumait bien l'histoire. Craquage émotionnel. Pétage de plombs.


« De merde, ouais. En gros, le plus récent, c'est qu'Eph' m'a largué. J'ai fais Londres - Memphis pour lui péter la gueule. Mais ça s'est trouvé un peu compromis. »

Voix froide, distante, ailleurs, réelle pourtant. Je ne su même pas une seconde pourquoi je lui avais dit un truc pareil. J'aurais tout aussi bien pus appuyer en insistant sur le fait que j'étais défoncée et bien déterminée à le tuer, ce gars, sauf que j'en avais pas eu l'occasion, et surtout, j'en avais pas l'envie. Mais voilà, je m'abstenais aussi d'énumérer toutes les conneries que j'avais faites. Certaines aussi qu'Ephraïm ne connaissaient même pas. Dont il ne m'aurait jamais soupçonnée capable. Je fermai les yeux une seconde et allait pour parler, pour lui dire d'autres choses, comme si il avait été un échappatoire au mal qui me rongeait. Sauf que non. Sauf que c'était un connard qui avait voulu me tuer cinq minutes plus tôt. Et qui m'insultait et me rabaissait. J'étais vraiment conne.


« Madison... Avenue. »

J'avais parlé plus bas. Ici, une des rues les plus dangereuses de la ville. J'attrapais mon flingue avec une inspiration mécanique. Le danger ? J'aimais ça. Plus que n'importe quoi d'autre. Mais je ne tenais pas à me faire tuer. En tout cas, pas pour le moment, c'était certain. Et cette rue avait été témoin d'un massacre des plus sanglants. Le pire, c'était que j'avais été là. Que j'avais vu tout ça. Et que parfois, je me disais que c'était si vieux, si loin. Mais en fait non. C'était là. Tout près. Un an... J'attrapais le chargeur de la mitraillette et lui collait dans les mains. Il risquerait d'en avoir besoin. Et je risquais d'avoir besoin de lui.


« T'as pas dû être gâté non plus pour devenir aussi barge. »

Ce n'était pas dit méchamment. Pour une fois. Vraiment, c'était presque de l'affection, de la compréhension, des excuses. Je sais ce que tu ressens. Mais prononcé sur un ton si bas que le vent le balayait en un simple souffle. Je ne savais pas à quel niveau nous nous situions. Je voyais juste du sang sec un peu partout, et pas de rôdeurs. Ça sentait pas bon. Pas bon du tout. Et ce n'était pas seulement l'odeur des cadavres en décomposition qui me gênait, mais cette pesanteur dans l'air, celle qui voulait dire « chérie, si tu restes ici et que tu bouges pas ton cul, tu vas crever ». Je jetais un œil à mon coéquipier pour l'occasion, et me remis à guetter les toits tout comme les boutiques. Le plus dangereux, c'était les survivants. Les tireurs embusqués. Ceux qui voulaient tuer tout le monde. Et j'en connaissais déjà un, je n'avais pas l'intention de le croiser à nouveau. Je me rappelais soudain pourquoi j'étais en partie venue ici, et ma poche se mit à me brûler. Bien sûr, c'était psychologique. Rien de neuf. Malgré tout, j'eus l'impression de m'être trahie toute seule, et je m'enfonçais dans ce terrain.


« Tu sais, l'ecsta, c'est pas pour fuir, mais ça fait du bien, mine de... Putain, tire pas ! »

Oui, j'avais pas eu le temps de terminer ma phrase originelle puisque j'avais vu un rôdeur un peu plus loin, qui ne semblait pas nous avoir repéré. Le problème, c'était que si il tirait, on allait en avoir des dizaines sur le dos. Et à deux on s'en sortirait pas. Pas assez de munitions. L'entraînant vers un coin de mur, une cachette, j'eus l'impression de retomber dans l'enfance. En même temps que je tournais la tête pour le regarder étrangement. Je ne savais pas quoi penser. Alors je faisais au plus simple. Je ne pensais pas.


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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Mar 8 Mai - 15:20


    La manière dont marchait Hunter était unique. Je vous parlais tout à l'heure de l'attitude d'un parfait alcoolique, les zigzags en moins. Eh bien voilà, Hunter en imposait. Ses pas, bien que silencieux, étaient lourds, présents. Au lycée, il était de ceux qu'on voyait arriver, de loin, bien qu'il ait toujours été discret. Vous savez, pas vraiment celui qui roule des mécaniques, mais le mouvement de ses épaules allait naturellement en avant. Prestance digne des plus grands fier-à-bras et ce malgré le fait que sa tête soit baissée vers ses pieds. En ça, Hunter était unique. Et n'osez jamais dire le contraire. Sa silhouette était pourtant bien dessinée, son physique avantageux, pour ne pas dire magnifique. Et pourtant, un petit quelque subsistait, le rendant mauvais. Mauvais dans l'expression de son visage, mauvais dans son regard. Dans ses grands yeux verts, perpétuellement en mouvement. Ses cheveux humides lui tombaient sur le front. Sa tignasse, qu'au final tout le monde critiquait -il est fou, pas con.- , n'avait jamais été un handicap pour lui. Et cela ne risquait pas d'en devenir un aujourd'hui. Voilà où je veux en venir : Hunter était fait pour plaire. Pur produit de charme nocif et d'attirance dangereuse. Pur poison. De celui qui vous obsède pour vous détruire. Hunter était ainsi et personne ne lui avait appris à devenir autre que chose que celui que l'on abandonne le long d'une route de campagne à trois ans. Que celui que l'on frappe. Celui que l'on déteste. Celui qui est devenu naturellement méchant, pourri à l'intérieur par le monde qui l'entourait.

    Silence à l'intérieur de son esprit. Il écoutait les dires de la jeun femme. Ephraïm comptait beaucoup pour elle, cela se ressentait à sa manière d'en parler, à sa manière de le détester . N'était-ce pas comme ça que l'on montre son amour ? En détestant ? Lui, le voyait ainsi. Et le terme 'amour' ne faisait pas partie de son vocabulaire. Au moins, ça semblait être clair. Il l'avait écouté en silence donc, enregistrant ses paroles au fin fond de sa mémoire. Qui sait, il pourrait toujours utiliser ce qu'il venait d'apprendre plus tard ? Ou, au contraire, tout garder pour lui. Pour son 'petit jardin secret' comme disait cette salope de psy. Celle avec le chignon tombant comme une merde dans son cou. Celle avec l'accent français et le ton mielleux. Celle qu'on a envie de frapper. Hunter ne l'avait jamais fait, mais les murs de son ancienne chambre témoignaient à sa place. De sa haine envers cette femme. De sa haine envers toutes les femmes, en qui il voyait sa mère. De sa haine envers les hommes, envers son père. Envers le monde entier peut-être.

    A la mention de Madison Avenue, il avait basculé son sac devant lui et en avait extrait la mitraillette trouvée précédemment. Il s'était trompé finalement, il en aurait besoin, surtout ici. Lulla lui avait d'ailleurs passé le chargeur, avant même qu'il eut besoin de le lui demander. Il l'avait serré un instant dans sa mains, avant de le coller contre l'arme. Ce qui venait de l'arrêter dans son élan était les paroles de la demoiselle rousse. Il bugua un instant, le regard perdu dans le vide, avant de recharger son arme, dans un bruit sec très caractéristique d'une arme à feu prête à fonctionner. Il se retint de l'envoyer balader. Après tout, ce n'était pas vraiment sa faute s'il n'aimait pas parler de lui. Sauf pour vanter ses qualités de tireur, sa folie meurtrière et sa vision du monde : tous des cons. Tous sauf moi. Oh, oui, Hunter était une vraie carapace de glace. Et le peu d'humanité qui lui restait était totalement détruite. Fallait faire avec. Avec ou sans, d'ailleurs...

    Il l'écoutait encore quand il apperçut ce rôdeur, au loin. Premier réflexe, le mettre en joue. Second réflexe... Eh ben, il ne vint pas. Puisque Hunter aurait dû tirer. Et au lieu de cela, il se retrouvait bloqué dans un petit coin sombre, complètement collé à la jeune femme. Cette soudaine intimité aurait rendu mal à l'aise n'importe qui. N'importe qui, mais pas Hunter, qui, à défaut de détester cela, n'en prenait même pas plaisir. C'était juste un moyen de ne pas se faire voir, point. Artificiel, Hunter étaitartificiel. Il regarda à son tour Lulla. Sans cligner des yeux. Sans vraiment la voir d'ailleurs, c'était comme regarder en transparence à travers une vitre : ce n'est pas le verre en question que l'on observe, mais le paysage. Finalement, il avait penché la tête vers l'extérieur, observant vaguement les alentours. Un groupe de rôdeurs approchaient. Ils ne les avaient pas vus, mais ne tarderaient peut-être pas à les voir, tout dépendait de la manière dont Hunter agirait. Il regarda une nouvelle fois Lulla, se plaquant contre le mur pour ne pas être remarqué. Cette fois, il soutint parfaitement son regard, conscient que le fait d'être resté silencieux, depuis leur départ de la planque du survivant, devait être étrange. Il la toisait de toute sa hauteur. Il aurait été si facile de la poignarder, de la tuer, là, tout de suite. Il ne pensait qu'à ça. Ou plutôt ne pensait pas justement, bien que son esprit soit toujours en action. Observation. Mouvement. Sans crier gare, il attrapa la jeune femme par les épaules et la bouscula violemment plus en profondeur dans le petit coin sombre. Il pivota en suivant le mouvement, de manière à la garder bien en face de lui, tout en présentant son dos à Madison Avenue.

    Il cessa même de respirer quand les rôdeurs passèrent, à quelques mètres d'eux seulement. Vous voyez, Hunter n'était pas si mauvais. Pour leur vie à tous les deux, il prenait le risque d'être le premier dévoré. Mais sa carrure imposante dissimulait la chevelure rousse flamboyante de la jeune femme, tandis que son sweet gris se fondait parfaitement bien dans le paysage morbide qui les entourait. Ainsi donc, il ne bougeait pas, maintenant la tête de la demoiselle contre lui, pour dissimuler au maximum ses cheveux. Et quand le dernier zombie fut passé, il resta encore un instant ainsi, sans bouger. Après quelques secondes, il soupira doucement, calmant l'adrénaline qui avait prit possession de son corps, durant les 26 secondes d'apnée. Il se détacha alors d'elle et risqua une nouvelle fois sa tête en dehors de leur 'abri'. La zone était de nouveau libre.


« En progressant dans l'ombre, on devrait être plus à l'aise. Y a un passage là-bas, derrière ces cartons. Memphis est une grande ville mais j'suis déjà venu par là deux-trois fois. On devrait pas trop avoir de problème si on arrive à passer sans se faire bouffer. »

    Le silence revint et Hunter soutint une nouvelle fois le regard de la jeune femme. La manière dont il parlait était devenue celle d'un vrai chef de clan. Celui qui repère le terrain avant d'y emmener ses troupes voyez-vous. Celui qui feint l'ignorance, mais qui sait où il va. Et à cet instant précis, ses yeux restaient scotché à ceux de la demoiselle. Pas par fascination. Mais tout ce qu'il n'avait pas dit jusqu'à présent trônait dans son regard. Regard que personne ne pouvait déchiffrer. Des yeux emprunt de la brutalité qui l'animait. Au centre desquels ses pupilles noires reflétaient une part de mystère . Qui était Hunter ? A vous de me le dire.


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    Il arrive même que certaines personnes
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Mar 8 Mai - 16:09


J'aurais pu le repousser en lui criant d'aller se faire foutre. Ça ne l'aurait sûrement pas étonné, en plus. Mais je ne l'avais pas fait. A la place, j'avais fermé les yeux. Et j'avais attendu. Compté les secondes. Une à une. Je soupçonnais la faible pluie d'avoir dissimulé notre odeur de chair fraiche, mais malgré tout, aucun doute qu'il venait de me sauver la vie. Je ne savais pas vraiment si je devais me sentir redevable ou lui dire que... En fait, je me tue. Je me tue et j'attendis encore jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. Je ne le regardais même pas. Songeuse, sans doute. Pourquoi est-ce qu'il avait fait ça ? Il aurait très bien pu m'attraper et me balancer contre les zombies. Ça lui aurait laissé une marge de manœuvre plus que confortable. D'un côté, il avait peut-être pas envie de se faire buter en rentrant. Certes.


Et puis, lorsqu'il avait fermé la bouche, j'avais rouvert les yeux pour le toiser. Avec un regard vide et indéchiffrable, à l'égal du sien. Au fond, je me fichais bien de ce qu'il pouvait penser, ou même de ce qu'il pouvait dire, si il avait une chose de sûre, c'était qu'il n'aimait pas être seul. Qu'il avait besoin d'être entouré de gens pour rendre compte de sa magnifique supériorité. Un manque de confiance en lui sans doute. Mais dû à quoi ? Vu la dégaine qu'il avait, il avait pourtant pas de quoi douter. Pas une seconde. Voilà que j'en venais même à la vanter dans ma tête. Quelle conne. Je chassai ces pensées avec une rage toute dissimulée en plissant les yeux. Puis je tournais la tête vers l'endroit qu'il avait désigné. Même si j'avais voulu le nier, mon cœur battait encore la chamade. Entre la crainte de mourir et la surprise de la proximité de ce psychopathe. Attirance ? Je serais pas allée jusque là. Quoique.. Peut-être que si. J'en savais rien. Et je m'en foutais. Enfin.. Presque.


« La prochaine fois que tu veux me buter, souviens-toi que tu viens de me sauver la vie, et regrette le. »

Sourire. Enfantin. Vengeance personnelle pour les insultes, pour le futur, aussi, sans doute. Aucun doute qu'il reprenne son attitude de connard avancé dès qu'il en aurait l'occasion, hein. Et puis, j'allais quand même pas le remercier. Manquerait plus que ça. D'un côté, plus sérieusement, j'étais en train de songer qu'heureuse que j'étais clean. Sinon... Quoi ? Vous savez ce que fait la MDMA, non ? En gros, excitation, plaisir, exagération des sens, suppression des inhibitions... Autant pas imaginer quelle connerie j'aurais pu faire. Même si j'avais déjà plus ou moins des idées là dessous, qui me provoquèrent des frissons moyennement agréable. Ou plutôt, entre le très désagréable et le très agréable.


Et puis je secouais un peu la tête en me reprenant en main. Pour le passage, je savais, c'était par là qu'on s'était tirés la dernière fois, avant de choper la voiture et de traverser la moitié du pays pour finalement revenir là. A cet endroit même. Si j'avais été sentimentale, j'aurais fait un caprice pour retourner à l'endroit où Eph' avait tué Andy. Juste.. Pour le fun. Mais non. A vrai dire je m'en foutais, c'était pas contre l'ancien meilleur ami de mon anci... Bref. Y avait mieux à faire. Et c'était sur ce passage qu'il y avait tous les anciens dealeurs, et leurs planques, aussi. Alors je hochais une fois la tête, avec vivacité. Et traversai la rue à une vitesse déconcertante. Le tout était d'arrêter de penser, dès à présent. Sauf que divers images semblaient tenir à s'imposer une à une dans ma tête. Et pour la plupart...


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X


« J'ai l'impression de brûler. De l'intérieur. C'est dans ma tête, c'est ça ? »
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Hunter

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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Mar 15 Mai - 19:51


    Je n'irai pas à dire que Hunter tremblait. C'était faux. Le corps du jeune homme semblait fait de manière à tout dissimuler, même le moindre signe d'anxiété. Néanmoins, inutile de le prendre pour un surhomme : il avait encore le coeur qui battait à un rythme rapide bien que soutenu. C'était idiot, ça ne lui arrivait jamais. La peur de mourir, il ne la connaissait pas. La mort, même, au contraire, il attendait qu'elle lui tende les bras. Quant à la peur de perdre Lulla, ce n'était pas ce qui l'importait le plus. C'était un bon élément dans le clan malgré tout. Sa mort aurait été fâcheuse, voilà tout. Parce qu'Ephraïm ne l'aurait pas supporté et aurait certainement tué Alex. Alors, en vérité, ces « symptômes » étaient ceux de la proximité qui venait d'être rompue. Dans ce cas-là, ce n'était pas de la peur. Simplement... Autre chose. Autre chose qu'il reniait et refusait de voir. Autre chose que je ne peux avouer moi-même. Autre chose de futile qui n'existait peut-être même pas. C'est complètement con hein ? Mais je n'ai que ça à vous proposer. Désolée.

    Le regard de la jeune femme, au moins à hauteur de celui d'Hunter, ne quittait pas l'adulte en devenir. Ou peut-être était-ce l'inverse ? Tout était royalement confus. Ceci jusqu'à ce qu'elle prenne parole. Jusqu'à ce qu'elle lui adresse un sourire. Auquel Hunter répondit d'un signe négatif de la tête, l'air exaspéré gravé sur le visage. Le regret ? Il n'en aurait jamais. Le seul envisageable aurait été celui de perdre Alex. Le seul existant était... Mais après tout, on s'en fiche n'est-ce pas ? Il aurait été idiot de regretter quelque chose d'aussi con. C'était un réflexe, rien de plus. Réflexe d'humain. Sauver ses congénères. Plus ou moins. Autrement, il n'avait pas réellement sauvé la vie de la demoiselle, mais la sienne en même temps. Et cette pensée adoucissait son caractère tout feu tout flamme, elle le calmait. Je ne t'ai pas sauvé. C'est pour moi que je l'ai fait D'ailleurs... D'ailleurs, parfait égoïste dans la force de l'âge, il ne tenta pas de le dissimuler, affirmant même ses pensées auprès d'elle, dans un soupire. Luttant contre ce qu'il refusait d'accepter...


« Je retarde juste l'inévitable. »

    Il lui adressa à son tour un petit sourire, moqueur comme il savait si bien les faire. Vraiment ?.. A vrai dire, Hunter ne parvenait pas à la déchiffrer, à l'inverse d'elle qu'il savait doté d'une surprenante capacité à lire en vous, comme dans un livre ouvert. Et plus le temps passait, plus Hunter se fermait. De visage, d'esprit. Il ne sera bientôt plus qu'une carapace humaine, vide d'âme, si la comparaison pouvait se faire. Et pourtant. La jeune femme lui échappait, il ne la contrôlait pas et ce sentiment fut renforcé quand il la vit partir, filer, à une vitesse remarquable en direction du lieu qu'il lui avait indiqué précédemment. Ce que je vous confie est très métaphorique mais bénéfique si vous souhaitez un jour cerner le personnage, ou du moins, tout autant que moi. Il la regardait « fuir ». « Le fuir ». C'était dans sa tête tout ça, nous sommes d'accord, mais il voulait être devant, il voulait avoir le contrôle, mener, diriger. Il voulait qu'on ait besoin de lui. Mais c'était tout l'inverse qui se produisait à chacun de ses dialogues avec la jeune femme. Et, comme un "sadique" rappel, son bras lui fit sentir autant de douleur que les coups que lui infligeait son père. Douleur déchirante, brûlante, voire paralysante, qui lui fit serrer les mâchoires. Merde.

    Il la regardait donc s'éloigner, de son pas rapide, de son air sûr d'elle, bravant la grande rue, en partie éclairée. Et il n'eut d'autre choix que de la suivre, pour sa sécurité, la couvrant vaguement, arme en main, juste au cas où. Il la rattrapa d'ailleurs en quelques pas et la suivit derrière les cartons. Arrivé là, il mit son arme à la ceinture et marqua un temps d'arrêt. Ces temps flippant qu'avait Hunter, en général avant de faire de grosses conneries ou de passer à « l'acte ». Son regard dérivait, vide, vers le passage qu'ils allaient prendre. Qu'est ce qu'ils trouveraient là-bas ? Des vivres ? Peut être. Des bouteilles sûrement. Puis autre chose. Peut être. Et après ? Rien. Soudain, il tourna la tête vers la jeune femme et l'attrapa par le bras, la forçant à s'arrêter à sa hauteur. La main bien agrippée à la rouquine, il resta un instant silencieux, les yeux tournés vers elle. Puis, il désigna du bout du doigt le sombre endroit. Sa voix n'était pas vraiment menaçante. Juste lointaine, peut être même légèrement agressive. Mais chaque mot était prononcé distinctement, séparément, articulé à la perfection. Hunter était maître de lui-même. C'était rare. Et ça l'était de moins en moins. Ce qui, quelque part, n'était pas bon. Il devenait...


« T'es déjà venu ici, hein, Lulla.Y a quoi, là dedans ? Ta planque d'ecta ? »

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

    « Vous savez, on n'a pas besoin de courage pour se tuer.
    Le véritable courage, c'est de continuer à vivre...
    L’apocalypse amplifient de façon
    spectaculaire les émotions négatives :
    l'anxiété, la peur, l'envie, la haine et la colère.
    Il arrive même que certaines personnes
    se suicident ou tuent d'autres innocents.
    Ces mêmes personnes ne supportent plus
    la réalité de leur vieet sont fascinées par l'idée de la mort.
    Invité, ce long voyage, nous l'entamons.
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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Mer 16 Mai - 17:00


Mais quel... Je le dévisageai. Sans aucune expression. J'étais pas venue pour ça... Enfin si, mais c'était pas seulement ça. Et comment il... Rah. Je bouillonnais de rage, réellement. Au point que si je me savais assez forte pour l'étrangler, je pense que je l'aurais fais. Peut-être. Vous savez bien... Tuer Hunter n'est pas si facile qu'il n'y paraît. Par parce qu'il se défendrait, chose dont je doutais de plus en plus sérieusement, mais il était assez intimidant pour qu'on ait pas réellement envie de le faire. Un sacré manipulateur en somme. Un putain de connard. Aussi. Je serrai les mâchoires sans le quitter des yeux. Pour qui il se prenait ? Il avait sérieusement pété un câble. Et si il croyait que j'allais m'abaisser à lui donner des explications... Eh bien... Il pouvait toujours aller se faire voir. Cependant, je ne me débattis pas immédiatement. Cette situation était débile. J'aurais jamais dû accepter de partir avec lui. Attendez une seconde... Ah oui. J'avais pas accepté, justement. Tsss.


Toujours sans le lâcher des yeux, j'eus l'impression de me vider de plus en plus de toutes mes émotions. Crève. Meurs. Tu mérites pas de vivre. Sale salope. Petite conne va. Et je serrai les mâchoires à nouveau. Ah ça. On m'en avait dit, des compliments très valorisants. Des tas, n'est-ce pas. Mais la vie avait plutôt été sympa avec moi, au fond. Même si les centres de désintox pour mineurs l'étaient un peu moins, c'est clair. Sauf que voilà, devant lui, j'eus cette impression pour le moins désagréable de revoir tous ces visages de bourreaux. Ceux qui avaient été injuste. Ceux qu'à présent je me serais fait un plaisir de décapiter sans le moindre regret. Est-ce que j'étais un monstre ? De toutes façons... Au point où j'en étais, hein. Non mais, y a un moment faut au moins être honnête avec soi-même, quand on tue des gens à la pelle sans même faire attention qu'ils soient innocents ou pas, qu'ils soient humains ou pas, on a pas une très grande estime de soi. Et lui ? Lui. Voilà.


« Lâche-moi Hunter. »

Froide. Glaciale. Mais ce n'était même pas contrôlé. J'étais sur la défensive. J'avais remonté les barricades, je n'étais même plus accessible. Si il m'avait parlé, je l'aurais ignoré, si il m'avait frappée, je l'aurais ignoré. Si il m'avait tuée, je m'en serais foutue comme de l'an quarante. Je voulais juste qu'il me foute la paix. Au final, il valait peut-être pas tant que je l'aurais voulu. Peut-être qu'il méritait pas les soupçons d'estime que je lui portais. Peut-être bien qu'il ne méritait ni la fascination ni l'admiration médiocre dont il était le sujet. Peut-être qu'il méritait juste de crever et de devenir une de ces choses pour que je puisse le défoncer à nouveau. Mais j'arrivais pas à m'en persuader tout au fond de moi. Ça marchait en apparence. Et en apparence, je le détestais. Oui. En apparence.


Encore une fois, je ne le quittais pas des yeux, ces yeux au regard si noir qu'il aurait pu en glacer Satan. Comment ça j'exagère ? Peut-être un tout petit peu, alors. Mais voilà, j'avais juste envie d'avoir la paix, pour une fois. Qu'il n'y ait personne sur mon dos pour me dire qui j'étais ou ce que je devais faire. Ce qui s'était produit depuis que j'étais venue au monde, n'est-ce pas ? Tu deviendras une grande avocate ! Ou peut-être une chirurgienne. Si tu veux on te payera des études très chères! J'avais pas voulu. J'avais fait mes choix seule en espérant que ça suffise à leur faire comprendre que j'avais besoin de ce libre arbitre, de cette autonomie. Et à la place de ça on avait continué à me caractériser. Junkie, salope, petite bourgeoise mal dans sa peau, anarchiste à la con... Et j'en passe. Alors non. Maintenant, il pouvait bien aller se faire foutre. Plus jamais ce serait comme ça. Plus jamais personne n'aurait d'emprise sur moi. Personne.


Je libérai mon bras de son emprise par la force.


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X


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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Mer 16 Mai - 20:12


C'est comme s'il n'y avait rien eu. Pas de dialogue. Pas d'échange. Rien qu'un immense gouffre noir dans lequel toute l'humanité s'enfonçait lentement, lui le premier. Un trou noir qui les aspirait et qui les aspirerait tous, jusqu'au dernier. Silence. Silence dans ce lieu, dans son coeur. Un putain de silence éternel, un vide. Un blanc. Quelque chose à combler ? Non, plutôt quelque chose de prisonnier, d'inaccessible. Cette petite chose que votre mère ou votre père débloque à votre naissance. Cette petite chose que quelqu'un, un jour vous fait connaître, vous aide à comprendre. Cette petite chose que les gens s'amusent à détruire. Cette petite chose qu'il détruisait, seul. Cette petite chose derrière les barreaux de son coeur, derrière cette prison de glace dont il avait depuis longtemps perdu la clef. Et c'est là. C'est là que j'ai compris qu'en 22 ans de vie, j'avais vécu ce qu'aucun Homme n'aurait pu vivre en une éternité. Si cela fait mal ? Vous ne savez pas à quel point. Si j'en souffre ? C'est plus dur que ça encore. Si ça changera quelque chose ? Jamais. C'est trop tard. Il n'y a plus rien.

Silence. Dans son esprit aussi. Il la regardait, sans réellement la voir. Elle retira son bras de son emprise. Elle avait sûrement une marque là où il la tenait, lui-même n'ayant cessé d'essayer de la retenir. Vous suivez ? Il la tenait. Entre ses doigts. Il aurait pu résister. Il aurait voulu la retenir, rien que pour lui, pour sa main. Pour assouvir son « besoin » d'autorité, son « envie » de se sentir supérieur. Supérieur à tous. Il l'était n'est-ce pas ? Par les épreuves traversées. Peut être. Peut être pas. Oh oui, il la tenait. Et pourtant. Et pourtant, il la laissant lui échapper. Comme Tantale. Celui qui ne peut plus boire l'eau du fleuve, qui fuit devant sa bouche. Celui qui ne peut plus manger de fruits, ces derniers s'éloignant quand il tend les doigts pour en cueillir un. Et ce rocher, ce rocher au dessus de sa tête, prêt à tomber, à tout moment : quand, comment, pourquoi.. ? Une différence était de taille cependant :
Hunter avait depuis longtemps accepté sa « malédiction ».

« Pourquoi ? »

Il la regardait donc. En silence. Si Hunter était un mystère, il restait quelqu'un d'humain. Au regard profond, aux yeux de nuit. Alors, lentement, il tendit deux doigts vers elle et attrapa son bras. Entre le pouce et l'index. Et sans la quitter du regard, sans animosité, il la poussa doucement en avant, en direction du passage sombre.

« Allez, avance. »

Sans vraiment lui laisser le temps de réagir d'ailleurs, il lui emboîta le pas et marcha derrière elle, suffisamment proche pour la forcer à avancer. Tout en marchant, il regardait ses pieds, main serrée sur la crosse de son arme.

Pourquoi. C'était certainement la seule interrogation qui planait dans son esprit, quitte à la hanter, jours et nuits. Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi j'n'arrive pas à te tuer ? Pourquoi j'arrive plus à rêver ? Pourquoi, dis-moi pourquoi je te hais ? C'est quoi... C'est quoi mon problème ? Je suis différent. Et après ? Pourquoi, putain, pourquoi je devrais t'écouter ? Pourquoi j'n'ai pas réussi à crever avant ? Pourquoi j'n'ai pas les couilles de... Soupire. Question rhétorique. Je suis comme ça à cause des autres. J'n'arrive pas à te tuer parce que tu me passionnes. Je ne rêve plus, mais je ne l'ai jamais fait. Je te hais parce que tu es insupportable. Je n'ai pas de problème. Je ne suis pas différent. C'est vous, vous qui êtes tous pareils. Alors, je ne t'écoute pas. Je ne t'écouterai pas. Et si je ne suis pas mort avant, c'est pour t'en faire baver. Pour vous en faire baver, à tous. Simple comme un silence. Simple a penser. Impossible a dire. Alors, Hunter resterait silencieux. Peut être à jamais. Il resterait muet sur ses sentiments, restant de marbre. Pourquoi devrais-je ouvrir mon coeur aux autres ? Ils le détruiront. Tout comme moi je détruis les leurs...


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Sam 2 Juin - 18:19


Everybody's gotta learn sometimes...

Peut-être que contrairement à tout ce que je pensais, j'avais encore à apprendre. Des tas de choses à apprendre. Et la mélodie rôdait dans ma tête, m'emprisonnait entre ses notes, ses silences, ses pauses. Si j'avais pu être quelqu'un d'autre... Non. Si j'avais été quelqu'un d'autre.. C'est stupide à dire, je n'aurais pas été moi, puisque ça aurait été quelqu'un d'autre. J'arrête là ma réflexion, elle n'a même pas de sens. Parfois, j'avais envie de tout arrêter. De dire stop, et que tout s'éteigne, que le jour ne vienne plus... Mais voilà, si j'avais pu, j'aurais supprimé toute ma vie. S'il y avait eu un bouton pour m'effacer la mémoire, je l'aurais fait. J'aurais pris une autre direction. Je n'aurais pas connu Ephraïm, je ne me serais pas mis à dos mes parents, je n'aurais pas été l'ado rebelle tellement prévisible, je n'aurais pas été heureuse, mais je n'aurais pas non plus été malheureuse. Ou du moins d'une autre façon.


C'était con à dire, mais j'étais heureuse d'être là, avec Hunter. D'une certaine façon.


Je ne voulais pas lui appartenir, je ne voulais pas qu'il m'appartienne. J'avais trop eu, et ça c'était retourné contre moi. J'avais trop donné, aussi. Alors que je marchais calmement devant lui, les yeux mi-clos, je songeais, à ce qu'aurait pu être ma vie, autrement. Mais je m'imaginais seulement refaire les mêmes erreurs, encore et encore. Si je ne pouvais simplement rien changer ? Si je ne pouvais que passer par là ? Et encore une fois, des souvenirs vinrent envahir mes pensées. Du bonheur, tellement de bonheur, de l'amour, de la joie, de l'alcool... Est-ce que c'était cela dont il fallait se souvenir ? Ou de toutes les disputes, de tous les mots qui faisait mal, de toutes les tromperies, de tout ce noir qui assombrissait le blanc, jusqu'à gagner. Définitivement.


Je pensais être discrète. Je pensais que les larmes qui glissaient de mes yeux l'étaient, puisque moi-même je ne les avais pas remarquées, mais ce n'était peut-être pas le cas, finalement.


Everybody's gotta learn sometimes...

Et toi, Hunter, dis moi, qu'est-ce que tu pourrais m'apprendre ? J'ai besoin de savoir. Juste savoir si le jeu en vaut la chandelle, si je ne regretterais pas.


« ... »

Silence. Silence à la fois terriblement glacial et brûlant...


« Excuse moi. »

Pourquoi ? Comment ? De quoi ? Qui ? Tout. Excuse moi d'exister, excusez moi, Maman, Papa, excuse moi d'être aussi détestable. Excuse moi d'être perdue. Excuse moi d'être incapable d'aimer. Excuse moi d'avoir une si piètre opinion de moi même. Excuse moi d'avoir participé à rendre ce monde merdique. Excuse moi d'avoir survécu. Excuse moi d'être tombée enceinte. Excuse moi d'avoir lâché mes études. Excuse moi d'avoir cru t'aimer. Excuse moi Ephraïm. Excuse moi d'avoir menacé de te tuer. Excuse moi Alex. Excuse moi de t'ignorer. Excuse moi Valentine. Excuse moi de ne pas avoir le cran de te tuer, excuse moi d'avoir peur que tu me manque. Excuse moi Hunter...


X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X


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MessageSujet: Re: It's funny, right ? [[Lulla & Libre...   Ven 18 Jan - 23:04




When I talk you should listen. All of you belong to me.
Come on, we should get it going. Respect what I have done for thee.

Après réflexion (après une longue réflexion), ce n'est pas comme s'il n'y avait rien eu. C'est plutôt que tout était là depuis le début, sous leurs yeux, sans qu'ils soient capables de le comprendre. Sans qu'ils acceptent de le voir. Sans qu'ils en aient l'envie, aussi. Parce qu'il s'agissait là d'un jeu dangereux et, plus que quiconque, ils le savaient bien. Ce n'est qu'un jeu. Une sorte de labyrinthe sans sortie dans lequel les joueurs se retrouvaient prisonnier à jamais. Leur seule échappatoire : le Game Over. Les règles : il n'y en avait aucune. L'objectif : survire. D'une manière ou d'une autre. Mais à la différence de ces amusements qui avaient bercés son adolescence, ceux-ci étaient réellement douloureux. Et montrer leur peur ne leur était plus permis. Pas ici. Mais avait-il, ne serait-ce qu'une seule fois, ressentit quelconque peur ? Aussi loin qu'il s'en souvienne, aussi loin que remontait ses souvenirs (du moins dans cette « vie »), il ne se rappelait que le plaisir de tuer. Ne se rappelait que la chaleur qui envahissait tout son être à chaque goutte de sang versé. A se demander s'il était humain.

Hunter gardait ses doigts crispés sur son arme. Il se sentait mal. Mal à l'aise, sans doute pour la première fois de sa vie. Ressentait-il la tristesse de la jeune femme ? En tout cas, il le percevait dans sa voix, dans le ton employé. Elle dégageait ce quelque chose, cette aura sombre, qui lui permettait de sentir que pour une fois, rien n'allait bien. Serait-il un monstre jusqu'au bout ? En tout cas, Lulla lui apparaissait ce soir, cette nuit, comme différente de l'idée qu'il s'en faisait. Femme fragile, habillée d'un déguisement de cruauté. Il entrouvrit les lèvres, mais se ravisa et se la ferma. Enfin, pas exactement. Elle venait de s'excuser. N'était-ce pas déstabilisant ? Il n'en laissa rien paraître, même quand il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme pour la stopper dans sa marche. En silence, il la dépassa et lui fit face, la fixant intensément d'un œil magnifiquement vide. Ou partiellement. En effet, pour une fois, il semblait neutre. Sans sadisme, sans colère. Sans joie, certes, mais sans folie meurtrière. Un œil un peu mort, mais non effrayant.


Listen to me. Keep your mind on the mission
Remember you belong to me. Come on, we should get it going.
You putting on a show for me.

Son regard glissa le long des joues de la jeune femme. Il sentait presque le goût de ses larmes, au fond de sa gorge. N'importe qui aurait pu confondre ces perles de cristal avec l'eau de pluie ruisselant sur leurs visages meurtris. N'importe qui, mais pas Hunter qui se contentait de la toiser sans animosité. Lui qui ne savait pas pleurer. Lui qui remplaçait sa peine par une haine sans nom. Bien qu'à la lueur d'un vieux réverbère, l'eau qui roulait sur ses joues, sur son visage creusé de fatigue, sur son visage d'enfant, sur ce magnifique visage, était semblable à un long sanglot silencieux. Oui, mais rappelez-vous, Hunter était incapable de pleurer. Alors, il retira sa main de l'épaule de la jeune femme et inclina le buste en avant. Retenant sa respiration, il frôla son visage pour stopper ses lèvres à quelques centimètres du creux de l'oreille de la jeune femme. Et sa voix, mon dieu, quelle voix, s'éleva dans les airs. Véritable murmure mélodieux, chuchotement à la tonalité très basse et au timbre bien bas. Une facette dévoilée. L'image d'un fou furieux ingénieux. Il articula lentement chaque mot, chaque parole.

« Dans une autre vie, pour sûr que tu m'appartiendrais, Lulla. Tu serais mon oiseau en cage. Et si je pouvais, jamais je ne te laisserais filer. Pour cela, je t'arracherais les ailes et je porterais l'une de tes plumes autour du cou. Pour te garder, toujours auprès de moi. »
Il marqua un temps d'arrêt durant lequel il ferma les yeux et laissa un soupir lui échapper.
« Mais dans cette vie-là, nous ne sommes que de vulgaires pantins. Et il n'y aura plus rien après ça. Pas d'issue. Pas d'échappatoire. Pas même de mort. Alors, je ne pense pas qu'une autre vie soit possible. Dois-je me contenter de t'observer sans jamais pouvoir t'atteindre ? »
Il posa une main à l'arrière du crâne de la rouquine, lui maintenant la tête à la même hauteur que précédemment, pour que sa voix ne porte que vers son oreille.
« Tu vois, je peux te toucher, te frôler, te frapper. Je pourrais te tuer que ça n'y changerait rien. Tu m'es inaccessible. C'est frustrant. C'est décevant. Pour ça, je te déteste. Pour ça et tellement d'autres choses. »

Il recula lentement son visage et laissa son bras glisser jusqu'à son corps. Il tenait son arme serrée dans son autre main. Se redressant face à la demoiselle, il plongea son regard dans le sien. Ses yeux scintillaient dans la pénombre, lui rendant toute la folie qui le caractérisait tant. Il esquissa l'ombre d'un sourire, mauvais. Jusqu'à présent, Hunter ne s'était montré que sous le visage d'un joueur frustré s'assumant totalement en pseudo despote. Pourtant, durant cet instant qui avait précédé, il avait fait preuve d'une maturité que personne ne pourrait jamais lui reprocher. En silence, il braqua l'arme en direction du visage de la demoiselle. Le doigt vissé à la gâchette, il reprit, d'une voix monotone, endossant à nouveau le rôle qu'on lui avait attribué malgré lui, dès son plus jeune âge. Le beau salaud, qu'il était, assumerait jusqu'au bout sa vie de merde. C'était clair.


« Maintenant, arrêtes de chialer salope, où je te jure que je te fais exploser la cervelle. J'n'ai pas besoin de m'encombrer de cas dans ton genre. »

Please pay attention. You know all you belong to me.
Come on, we should get it going. Survival of the fittest.
Lose and you will answer to me. To the ruler and the killer, baby.

Il lui tourna le dos et reprit sa marche. Lentement, pas par pas. De cette démarche qui le seyait si bien. Intérieurement, il souriait. A vrai dire, il ne savait pas s'il était parvenu à ses fins. Il ne savait pas comment s'y prendre avec les gens, autre qu'Alex. Mais, s'il avait réussi ne serait-ce qu'en partie à la remotiver, alors le tour était joué et tout était gagné. Après tout, il n'avait pas réellement menti : il ne voulait pas de faible dans son équipe et il haïssait Lulla tout autant qu'il était obsédé par sa personne. Encore une raison de se détester. Putain. Ses pensées furent néanmoins interrompues par un râle rauque. Une silhouette maladroite surgit de l'ombre et se jeta sur Hunter. Tout se passa très vite et lui-même ne comprit pas exactement ce qui lui arrivait. Il se retrouva plaqué au sol, l'être inhumain s'agitant au-dessus de lui. Un coup partit tout seul, étouffé par la chaire en lambeaux du zombie qui grogna avant de se trouver là, inerte. Un instant, Hunter resta immobile, le coeur battant. Mais bien vite, il se dégagea de l'emprise de la chose monstrueuse(ment morte, aussi), la faisant rouler sur le côté d'un coup de pied. Il se précipita alors vers son sac et en sorti une bouteille d'eau, le désinfectant et les bandes de Lulla. Ses gestes étaient précis, rapides, mais non paniqués. Il ouvrit la bouteille d'eau et s'aspergea le visage et les bras, lavant le sang du monstre avant que celui-ci ne risque d'entrer en contact avec ses plaies. Bordel, il ne voulait pas crever (enfin, pas comme ça.) et l'eau de pluie ne suffirait pas à nettoyer. Il ouvrit ensuite le désinfectant et versa la quasi-totalité du produit sur sa profonde coupure. Serrant les dents, il tourna le visage vers Lulla. Il devait faire vite. Ils devraient faire équipe.

« Rejoins le bâtiment. Bouge ton cul et vas te mettre à l’abri ! »
Il fronça les sourcils, violent, brutal, agressif.
« C'est un ordre Lulla. »

Il enroula sommairement la bande autour de son bras, balança l'ensemble des produits en vrac dans son sac et se releva, arme en main. Déjà, il voyait au loin approcher cinq mort-vivants, clopin-clopant. Reculant de quelques pas, il sentit son dos heurter un mur qu'il rasa jusqu'à trouver un point d'ombre, dans lequel il s'arrêta et retint sa respiration. Il ne devait pas être vu, ne devait pas bouger, ne devait pas tirer (au risque d'en attirer d'autres) et priait silencieusement pour que l'eau dissimule son odeur. Et, peut-être, aussi, espérait que Lulla s'était planquée.

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

    « Vous savez, on n'a pas besoin de courage pour se tuer.
    Le véritable courage, c'est de continuer à vivre...
    L’apocalypse amplifient de façon
    spectaculaire les émotions négatives :
    l'anxiété, la peur, l'envie, la haine et la colère.
    Il arrive même que certaines personnes
    se suicident ou tuent d'autres innocents.
    Ces mêmes personnes ne supportent plus
    la réalité de leur vieet sont fascinées par l'idée de la mort.
    Invité, ce long voyage, nous l'entamons.
    Ensemble. ♥ »


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